Myrtle Beach à Cap Hatteras en électrique : superchargeurs, camping et l'île d'Ocracoke

Deuxième étape de notre grand voyage électrique : de Myrtle Beach, on met le cap sur Cap Hatteras, en Caroline du Nord. Un vrai défi sur papier — les Superchargeurs se font plus rares, les distances s'allongent, et cette fois on n'a plus notre convoi habituel. On a fait nos devoirs avant de partir : un coup d'œil aux applications de recharge tierces et aux réseaux non-Tesla en renfort, juste au cas où. Verdict : ça s'est fait, et plutôt bien.

Le voyage en chiffres

Durée du trajet Myrtle Beach → Cap Hatteras Environ 10 h, arrêts de recharge inclus
Superchargeurs prévus vs utilisés On planifiait 4 à 5 par prudence, l'auto n'en proposait que 2
Charge au départ du camping 85 %, grâce à la recharge TT30 durant la nuit
Borne rapide la plus proche de notre coin à Cap Hatteras 1 h 30 de route
Recharges au retour (Superchargeur) Environ 8, à environ 13 $ US chacune
Durée totale du retour, Cap Hatteras → région de Montréal Environ 17 h 30

L'aller : Myrtle Beach à Cap Hatteras

On savait que ce segment serait plus corsé : moins de Superchargeurs, de plus longues distances entre les arrêts. On avait regardé les applications de recharge tierces et les autres réseaux en renfort, question de ne pas se retrouver pris au dépourvu. Dans les faits, on a chargé tout au long du trajet aux Superchargeurs sans jamais avoir besoin d'un autre réseau.

Une fois tout près de Cap Hatteras, on s'est arrêtés à Kill Devil Hills pour une dernière recharge rapide — ce qui nous a permis de filer directement à notre hébergement une fois arrivés, sans avoir à ressortir chercher une borne.

La vie de camping sur place

Au quotidien, on rechargeait avec notre adaptateur TT30, bien pratique pour deux véhicules. Le panneau électrique de notre roulotte n'ayant qu'une prise de 30 A, on a parfois emprunté un adaptateur 50 A au camping pour une recharge plus rapide — un petit service que plusieurs terrains sont prêts à offrir, il suffit de demander.

Ceci dit, on n'était pas à l'abri d'un imprévu : la borne rapide la plus proche de notre secteur était quand même à 1 h 30 de route. Et avec la chaleur qui tapait fort sur la côte, la recharge ralentissait parfois un peu — de quoi se trouver de bonnes excuses pour une pause à l'air climatisé!

Deux semaines de vraies vacances

Pour cette étape, on s'est permis quelque chose de rare sur ce genre de tournée : deux vraies semaines de vacances, plus de photos que de vidéos. Pour ceux qui n'y sont jamais allés, Cap Hatteras, c'est une longue pointe de sable qui s'avance dans l'océan — ça vaut la peine d'y aller au moins une fois dans sa vie. Le paysage change complètement dès qu'on met les roues sur la presqu'île : on roule les pieds dans l'eau, avec des maisons de bord de mer qui ont un cachet bien à elles.

Quelques mises en garde locales, question de rester vigilant : on nous a prévenus pour les serpents à sonnette, et on a même vu un requin se faire pêcher puis remettre à l'eau. Sinon, à deux pas de notre site, un petit marécage nous offrait chaque soir un concert de grenouilles — pas mal moins intimidant!

L'excursion à Ocracoke

Un incontournable du secteur : la petite île d'Ocracoke, accessible après environ une heure de traversier. Emmener un véhicule électrique là-bas pour seulement deux heures sur place, ça ne valait clairement pas le coup — alors on a plutôt loué une voiturette de golf électrique pour explorer le village. Résultat : on a fait toutes les rues du village avec, et c'est vraiment agréable de se promener comme ça.

Un conseil si tu y vas : demande une voiturette avec des batteries en bon état. Les vieilles batteries perdent clairement en puissance, surtout dans les côtes — on l'a vécu, et ça se sent.

Le retour : Cap Hatteras à la région de Montréal

Départ très tôt un vendredi matin, direction Kill Devil Hills pour une recharge (environ 1 h 30 de route). La veille, on avait bien chargé au camping Frisco, sur l'île de Hatteras, ce qui nous a mis en bonne position pour la suite.

Cette fois, pas de convoi : notre ami était parti une journée devant nous. Résultat, un peu plus d'incertitude côté planification — mais on s'est adaptés. Une nuit, faute de trouver une borne rapide à temps, on a loué un emplacement de camping (les services étaient fermés à notre arrivée, mais on s'est quand même branchés sur le TT30 pour la nuit). Ça nous a donné environ 30 % de charge supplémentaire, juste assez pour filer le lendemain matin vers une borne rapide et repartir sans perdre de temps.

Sur l'ensemble du chemin du retour, on a fait environ 8 recharges Superchargeur, à environ 13 $ US chacune — pas mal abordable pour la distance parcourue. On ne se vide jamais complètement : on recharge généralement entre 20-35 % et 80 %, jamais jusqu'à 100 %, question de préserver la santé de la batterie et de gagner du temps.

Consommation : avec et sans la roulotte

Avec la roulotte (mesure réelle) Environ 260 Wh/km
Estimation d'ABRP en tractant (volontairement conservatrice) Environ 400 Wh/km
Sans la roulotte (véhicule seul) Environ 190 Wh/km

On jongle constamment entre ces deux réalités. Après la première recharge du trajet, l'auto ajuste elle-même sa consommation calculée selon ce qu'elle observe réellement — à partir de là, on lui fait davantage confiance qu'à l'estimation générique de départ.

Notre truc pour économiser de la recharge : gérer la vitesse

Plutôt que de rouler à vitesse fixe, on ajuste selon les prédictions de la voiture. Si la marge pour atteindre la prochaine borne à 20 % semble confortable, on roule à la limite de vitesse normale. Si ça semble plus serré, on ralentit un peu, ou on s'arrête simplement faire une pause pipi ou manger un morceau — et on regarde la courbe de nouveau.

On a testé la différence dans les Adirondacks : à 97-98 km/h, on tournait autour de 300-320 Wh/km. En redescendant à 94-95 km/h, la consommation retombait vers 250-260 Wh/km. Ce n'est pas énorme sur le coup, mais sur une longue distance, ça peut faire la différence entre s'arrêter une fois de plus à un Supercharger ou non. Le principe est le même qu'avec un véhicule à essence — mais comme on ne peut pas simplement « faire le plein » n'importe où en électrique, ça vaut vraiment la peine d'ajuster ses habitudes.

Le réseau de recharge aux États-Unis : notre constat

Sur l'ensemble du trajet américain, on a été agréablement surpris : des Superchargeurs partout, et on n'a jamais eu à se rabattre sur un autre réseau. Fait intéressant : entre Montréal et New York, les bornes non-Tesla semblaient disponibles environ 50 % du temps, selon l'heure. Mais entre New York et Myrtle Beach ou Cap Hatteras, on aurait dit que ces autres réseaux étaient presque absents du paysage — comme si personne ne les utilisait dans ce corridor.

À suivre

Voilà pour cette étape entre Myrtle Beach et Cap Hatteras! Si tu as des questions ou des suggestions de destinations, écris-nous en commentaire — on adore vous lire. Et si ce n'est pas déjà fait, abonne-toi à notre chaîne pour ne rien manquer de la suite : on prépare aussi un événement spécial en Europe, dans deux villes qu'on confirmera bientôt.

— Éric et Marie-Pier, VR en Électrique

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Marie-Pier et Eric

Fans de camping, parents de deux ados et résoluts à utiliser seulement l'électricité pour nos prochaines vacances, nous partageons avec vous nos aventures dans les lesquels nous nous déplaçons avec notre Tesla Y et notre petite roulotte Oxygène de Bonair

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